Historique du developpement durable

Textes Fondateurs

  • 1972 Déclaration de Stockholm : Déclaration de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement l‘origine des préoccupations environnementales, considérées à un niveau global, se situe vraisemblablement à cette date. Pour la première fois, les Nations Unies se réunissent pour évoquer l’impact de la forte industrialisation des pays développés sur l’équilibre environnemental de la planète.

Il en découle une série de principes pour une gestion écologique rationnelle de l’environnement. Cette « Déclaration de Stockholm » a placé les questions écologiques au rang des préoccupations internationales et a marqué le début d’un dialogue entre pays industrialisés et pays en développement concernant le lien qui existe entre la croissance économique, la pollution de l’indivis mondial (l’air, l’eau, les océans) et le bien-être des peuples dans le monde entier.

« Proclamation n.6

Nous sommes à un moment de l’histoire où nous devons orienter nos actions dans le monde entier en songeant davantage à leurs répercussions sur l’environnement. Nous pouvons, par ignorance ou par négligence, causer des dommages considérables et irréversibles à l’environnement terrestre dont dépendent notre vie et notre bien-être. En revanche, en approfondissant nos connaissances et en agissant plus sagement, nous pouvons assurer, à nous-mêmes et à notre postérité, des conditions de vie meilleures dans un environnement mieux adapté aux besoins et aux aspirations de l’humanité. Il existe de larges perspectives pour l’amélioration de la qualité de l’environnement et la création d’une vie heureuse. II faut de l’enthousiasme, mais aussi du sang-froid ; des efforts intenses, mais aussi une action ordonnée. Pour jouir librement des bienfaits de la nature, l’homme doit tirer parti de ses connaissances en vue de créer, en coopération avec elle, un environnement meilleur. Défendre et améliorer l’environnement pour les générations présentes et à venir est devenu pour l’humanité un objectif primordial, une tâche dont il faudra coordonner et harmoniser la réalisation avec celle des objectifs fondamentaux déjà fixés de paix et de développement économique et social dans le monde entier. »

  • 1976 habitat 1 Vancouver sommet des villes
  • 1987 Publication du rapport Brundtland par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, le Rapport Brundtland (ayant pour titre Notre Avenir à Tous – Our common future ) a été nommé ainsi du nom de la présidente de la commission, la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. Ce rapport définit la politique nécessaire pour parvenir à un « développement durable ».

Le rapport définit le concept ainsi : « Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : – le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et

– l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.»

Depuis cette date, l’expression développement durable s’est répandue dans le monde entier.

c’est dans ce document, également connu par son titre « Our common future », qu’apparaît de manière officielle le terme « Développement durable ». Madame Gro Harlem Brundtland, alors premier ministre de la Norvège, en donne la définition suivante à la Commission « Environnement et Développement » des Nations Unies : « le développement durable est un développement qui s’efforce de répondre aux besoins du présent, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». La fracture économique et sociale entre les pays développés et le tiers-monde est montrée du doigt et s’ajoute aux préoccupations exclusivement environnementales des Nations Unies.

Le concept de « développement durable » est souvent représenté par le schéma suivant :

Les trois objectifs associés du développement durable sont en effet :

– l’équité sociale,

– la préservation de l’environnement,

– l’efficacité économique,

  • 1992 Déclaration de Rio sur l’Environnement et le développement : pour la première fois, des instances nationales se réunissent autour du thème du développement durable pour une conférence qui constituera le plus grand rassemblement de dirigeants mondiaux (172 gouvernements et plus de 100 chefs d’état !). Chaque pays se lance dans la rédaction des Agendas 21 (ou comment améliorer l’équilibre de la planète dans les 10 ans qui viennent, pour que le 21ème siècle soit le siècle du développement durable) qui sont basés sur 2500 recommandations et 27 principes. Rio est une date clé car le débat politique quitte les sphères gouvernementales pour alerter et mobiliser l’opinion publique : chacun a désormais son rôle à jouer pour un meilleur développement de l’humanité. « Think Global, Act Local » (Penser au niveau Global, Agir au niveau Local) devient le nouveau leitmotiv des années 90.
  • 1997 Le protocole de Kyoto à la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques pour la période 2008 – 2012 les négociations internationales sur le réchauffement climatique commencent. 38 pays industrialisés s’engagent à réduire leurs émissions combinées des six principaux gaz à effet de serre de 5,2 % en moyenne d’ici 2012 par rapport à leurs niveaux de 1990. Ce protocole a été ratifié par 175 pays ( à l’exception des EU)
  • 2000 Programme national de lutte contre le changement climatique : L’objectif du programme est de permettre à la France de respecter l’objectif défini par le protocole de Kyoto en 1997, c’est-à-dire de ne pas émettre plus de 144 millions de tonnes d’équivalent carbone (MteC) en 2010, pour une hypothèse de croissance de 2,2 % sur la période 2000-2010.
    Les mesures et actions proposées pour atteindre cet objectif visent à éviter à l’échéance 2010 l’émission de 16 millions de tonnes d’équivalent carbone.
  • 2002 Sommet mondial de Johannesbourg sur le Développement Durable :
    Le Sommet du Développement Durable qui s’est tenu du 26 Août au 4 Septembre 2002 à Johannesbourggg, 10 ans après la Conférence des Nations Unies pour le Développement et l’Environnement de Rio en 1992, a été l’occasion pour les Etats des Nations Unies de faire le point sur la mise en œuvre de l’Agenda 21 de Rio et des Conventions Internationales qui furent adoptées pour permettre à l’humanité de progresser dans le sens du développement durable.
  • 16 12 2002 Directive sur la performance énergétique des bâtiments Européen

Le 16 décembre 2002, le Parlement Européen et le Conseil de l’Union Européenne ont arrêté la DIRECTIVE 2002/91/CE sur la performance énergétique des bâtiments

  • 2004 Plan Climat National

Le Plan Climat est le plan d’actions du Gouvernement pour être à la hauteur du défi majeur que constitue le changement climatique, dès 2010 en respectant l’objectif du protocole de Kyoto, voire en le dépassant légèrement. Les prévisions font état d’émissions en France qui excéderaient tendanciellement de 10% l’objectif de Kyoto en 2010, notamment du fait de leur croissance dans les domaines de la vie quotidienne (bâtiments, transports…). C’est pourquoi le Plan Climat regroupe des mesures dans tous les secteurs de l’économie et de la vie quotidienne des Français en vue d’économiser 54 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an à l’horizon 2010, ce qui infléchirait significativement la tendance.

  • 2005 Loi de programme du 13 juillet fixant les orientations de la politique énergétique (dit loi POPE).
  • 16 février 2005 – Entrée en vigueur du « Protocole de Kyoto » : la ratification du protocole par la Russie en novembre 2004, qui permet de franchir le cap des 55 % des pays totalisant plus de 55 % des émissions de gaz à effet de serre, déclenche l’entrée en vigueur du protocole. Durant la période quinquennale 2008 – 2012, l’Union européenne devra baisser ses émissions de 8 %, le Japon de 6 %. En revanche, les pays en développement – y compris le Brésil, la Chine, l’Inde et l’Indonésie, également parties au protocole – n’ont pas d’objectifs, mais doivent réaliser des inventaires nationaux. Les Etats-Unis pourtant le principal pollueur mondial, l’Australie, la Corée du Sud, ne sont pas signataires du protocole.
  • mondial 2008 Poznan Réunion de préparation du sommet de Copenhague
  • 03 août 2009 parution de la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement loi n° 2009-967; Le grenelle 2 sera lancé à l’automne 2009
  • 7 décembre 2009 sommet mondial de Copenhague , sommet durant lequelles décisions prises, viendront prendre le relais de celles prises lors du sommet de Kyoto.

L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Pour cela les gouvernements sont appelés à conclure un accord fondé sur trois engagements majeurs :

1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.

2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :

– construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone

– s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.

– lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s’adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.

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